4 jours à Marrakech

Un petit voyage, court, mais intense ! Moi qui n’ai pas eu de vacances de l’année, autant dire que j’ai été dépaysé…C’est avec une joie immense (…) que je me lève à 4h30 du matin pour  filer dans le Paris nocturne en taxi vers l’aéroport. Trombes d’eau, le froid, atchoum.  A 8h30 je débarque sur le sol marocain, il fait déjà 28°… Je fais connaissance avec mon chauffeur pour ces 4 jours, Houssan. La villa où je loge est légèrement en bordure de la ville, au calme… Transat, maillot de bain, soleil, piscine. C’est CA la vie !

Vers le début d’aprem, direction le centre ville pour aller manger un bout et se balader. Nous débarquons donc sur la fameuse place Jamaa El Fna ! Des charrettes tirées par des ânes d’un coté, des voitures de l’autre, des klaxons de taxi, des solex dans tous les sens, des femmes avec des portages par possible… C’est le capharnaüm le plus total. Tout est mélangé et s’agite dans tous les sens. Je trouve un resto avec une vue panoramique qui domine la place. Le Tajine, 1er repas typique local y est top !

Je m’engouffre ensuite dans les petites ruelles du Souk… Des petites rues parsemées de petites boutiques locales. Malgré les 2 mètres de largeur, les mobylette et autres moyens de transport plus ou moins moderne circulent comme bon leur semble. C’est un véritable labyrinthe ! Toutes les rues se ressemble, et la chaleur est relativement pesante. Au hasard de chemins, de cul de sac, de guides plus ou moins douteux, je parcours ainsi le coeur de Marrakech une bonne partie de la journée. Retour à la Medina le soir pour aller diner dans le quartier du Palais Bahia. Terrasse Panoramique pour un délicieux Couscous, avec vue sur la ville.

Le lendemain, Houssan me dépose à la Médina, dans le quartier du musée de Marrakech et l’école islamique. J’avouerai qu’il n’y a pas grand chose à voir… Alors je marche, je marche. Les commerçants me harponnent et veulent m’emmener vers des marchés, mais que nenni, je leur montre que je suis pas là pour brocanter des babouches. Le soleil me cuit sur place…  Légèrement déboussolée, j’accoste une jeune fille et entame la conversation. Elle me propose d’aller prendre le bus ensemble, et c’est au milieu de rien que l’on doit apparement l’attendre. Et bien entendu, pas d’horaires, faut pas être prêssé. J’apprends qu’elle est mariée (elle a 19 ans), mais que son mari est gentil, elle « a de la chance ». Il la laisse faire des études (de droit) et sortir. Mais en pantalon svp (il fait alors plus de 40°), elle ne doit rien montrer. Il ne lui a pas été imposé et il ne l’a bat pas, elle s’estime heureuse donc. Je la quitte après un trajet en bus à travers des quartiers de la Médina que je n’avais pas vu, et je vais m’installer, une fois encore, en terrasse panoramique pour déjeuner.

Le reste de ma journée se poursuit par une petite excursion hors de la ville : la Palmeraie. Il y fait une insoutenable chaleur… Là bas, un berbère m’attend pour m’emmener en « balade », en dromadaire ! Telle Lawrence D’arabie j’ai chevauché l’animal, et c’est parti. Personne à l’horizon, pas un bruit, la nature et c’est tout.

Retour à la villa, et un plongeon dans la piscine pour « s’humidifier ». Le soir, je change de quartier pour diner, et me fait déposer sur la place du 16 Novembre, dans le quartier de Guéliz. C’est la « nouvelle ville », la partie plus « européenne » de Marrakech. Je suis rejoins par Caroline, une amie expat qui a quitté la tristesse parisienne pour venir bosser ici. Pas de « on va boire un cocktail », ici il n’y a pas d’alcool. La spécialité ce sont les jus de fruits fraichement mixés, avec toutes sortes de mélanges exotiques. Pour 13 dirham (1,3€) vous êtes plein… Echanges d’impressions sur la vie marocaine, et récits de divers expériences locales.

Le lendemain est une journée un peu spéciale : matinée à la villa, à profiter du soleil, de la piscine et à peaufiner le bronzage. Puis, préparation de ce pourquoi je suis ici : un mariage dans le désert ! Autant dire que faire tenir du maquillage sous 40°, c’est pas super easy. Bref, Houssan me dépose dans l’apres midi au lieu de rendez vous où je prends avec les autres invités, des minibus qui nous emmène dans le desert d’Agafay ! Après une quarantaine de minutes de route, tout le monde débarque. Il faut en effet faire le reste à pieds. Toutes les dames aux bras des hommes de peur de se rétamer en talons aiguilles, sandales et escarpins. Une fois arrivés, on découvre un coin de paradis. Façon mariage de film américain: des chaises blanches et un « autel » sous une bannière de fleurs pour une cérémonie au milieu du sable face au soleil.

Celle ci s’est terminée de sorte que le champagne du vin d’honneur soit servi pendant le coucher de soleil. Assise là, j’ai contemplé cette vue, ce silence… Pour la soirée, tapis au sol, coussins et tables basses. Repas marocain, accompagné de quelques intermèdes d’une danseuse orientale. Le tout en exterieure, sous la nuit étoilée bien sur. Aucun risque d’être géné par les voisins…

Dernier jour : Il me reste un peu à profiter de la villa puis Houssan me dépose une dernière fois, on se dit à bientôt « si Dieu le veut ». Je visite le jardin Majorelle, un des plus connus du Maroc, et qui appartenait à Yves St Laurent. On se croirait dans une foret, mais en ville. Un petit coin préservé avec de hauts arbres et juste le bruit des oiseaux et du cour d’eau. Tout est parfaitement entretenu, rien ne dépasse,  on dirait un jardin japonais avec ses passerelles…

Je quitte tranquillement le jardin, et continu ma route. A pieds. Ce jour là, je suis fauché : ne voulant pas retirer de la monnaie locale alors que je quitte le pays dans les heures qui suivent, je dois faire ma journée en mangeant pour moins de 5€, et me débrouiller pour aller à l’aéroport pour 10€. CHALLENGE ACCEPTED. Bref, je trouve un resto où je mange largement à ma faim (avec le wifi en plus) pour 4,8€. Autre détail mais pas des moindres : je me trimballe depuis le départ de la villa avec mon sac de voyage bien entendu. Me voilà donc avec 100 dirham dans la poche, sous un soleil tappant, et mes affaires. Tranquille. Les gouttes perlent à mon front toutes les minutes… Je marche le long de l’avenue Hassan II pour rejoindre la Place. Je fais quelques boutiques pour profiter de la clim. Je traverse le Jardin El Harti, autre beau parc de la ville. J’arrive sur le Théatre Royal, qui domine l’immense Avenue Mohamed VI.

Longeant toute cette avenue sans un coin d’ombre, en direction de l’aéroport, un taxi s’arrête a coté de moi. Je négocie pour aller à l’aéroport avec ce qu’il me reste de monnaie, et let’s go…! Je quitte le pays, mais je sais que j’y reviendrai ! Inch’Allah !

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